Hive Clean – lutte contre le varroa

L’abeille est soumise à des agressions multiples : pesticides, insecticides, monoculture, prédateurs, maladies, virus, frelon asiatique et le bouquet final, le Varroa destructor!

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Varroa

Cet acarien sournois et sinistre, prolifère au sein des cellules, se colle sur la larve et l’abeille, puis lui suce l’hémophile. L’insecte, affaibli, est alors plus fragile et vulnérable aux virus et maladies. Les ravages sont dorénavant biens connus et ne permettent pas aux colonies de faire face aux autres agressions. Ces multiples facteurs combinés les uns aux autres ont une conséquence alarmante : en 2015, les apiculteurs américains ont perdu 42 % de leur ruches. Vous avez bien lu : 42 %.

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Le ballet des abeilles

Quelques abeilles en plein vol, sur le point de butiner, c’est toujours un spectacle agréable et significatif. Cliquer pour agrandir et les voir en qualité.

Visite de printemps

Les beaux jours semblent pointer le bout de leur nez. Le printemps arrive et ma curiosité concernant l’état de le ruche parvient à son apogée. Cela fait plusieurs jours que je guette les conditions idéales pour ouvrir l’antre des demoiselles.

Hier, le 14 mars, les conditions étaient réunies : soleil, peu de vent, et 19°. Seule ombre au tableau : quelques petits cumulus venant obscurcir le ciel. Lire la suite

Sirop de printemps

Aux premières lueurs du printemps, c’est avec soulagement que je détecte de l’activité sur la planche d’envol de mes abeilles. Ces demoiselles rentrent frénétiquement du pollen, et j’espère du nectar des fleurs accueillant les premiers beaux jours.

Les températures sont limitées malgré un hiver plutôt doux. Et, au moindre rayon de soleil et/ou un peu de douceur dans l’air, le ballet incessant reprend. Après une très courte visite, mon tout petit essaim de septembre, vit sur 3 cadres. C’est peu, la population reste faible même si je reste persuadée que la Reine est bien présente.

Il faut stimuler la colonie afin qu’elle puisse passer une année correcte et hiverner dans de bonnes conditions. Les réserves sont épuisées, ce petit essaim ne peut rester en l’état, il lui faut de quoi s’alimenter et amorcer une jolie ponte, surtout que tout bourgeonne autour du rucher.

Après de multiples recherche sur un sirop de stimulation ou dit spéculatif, voici la recette que je prépare pour mes demoiselles :

  • 1 kg de sucre
  • 1 litre de tisane de camomille
  • 3 clous de girofle, infusés dans la camomille
  • 1 branche de romarin et de thym, infusées dans la camomille
  • du miel
  • Beestrong 25ml
  • Une cs de vinaigre de cidre
  • quelques gouttes de javel

La dernière fois, elles l’ont dévoré!

Abeilles et pollinisation en danger

Abeilles et pollinisation en danger – Lazarin, Couplan

Éditions du Belvédère

L’objet de cet ouvrage consiste à  présenter les agressions que subissent notre merveilleux insecte et par conséquent, les risques afférents à la pollinisation de la plupart de nos cultures. Les 3 auteurs ne sont pas apiculteurs, mais botaniste, agronome et biologiste passionnés par le sujet.

Il est vrai que l’abeille souffre et de nombreuses colonies meurent. Des chiffres circulent et varient d’une année à l’autre; une moyenne d’environ 30% du cheptel ne passe pas l’hiver. Ce phénomène connu sous le nom de syndrome d’effondrement des colonies (ou CCD : colony collapse disorder) est inquiétant. Il n’est pas nouveau puisque depuis des textes de l’antiquité y font référence (dont Aristote au 4° siècle avant Jésus-Christ), en revanche, c’est l’ampleur des pertes qui affole (jusqu’à 90% pour certains apiculteurs!).

Ce sujet est donc abordé dans le livre ainsi que les causes identifiées et les conséquences sur la pollinisation. Les insectes dits pollinisateurs sont nombreux : osmies, bourdons, abeilles sauvages,… mais aucun n’a la dimension de l’abeille dite domestique. Tous sont touchés.

Tout un chacun peut être intéressé par cet ouvrage.

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Abeilles et pollinisation en danger

Le livre se découpe en 5 parties (et 10 chapitres)  :

  • Les causes classiques et nouvelles des dangers qui pèsent sur les colonies. En fait celles que nous pourrions qualifier de naturelles d’une part et d’autre part les pratiques agricoles modernes ( mais également les pouvoirs publics qui ont favorisé largement certains comportements).
  • Les abeilles. Une partie nécessaire car l’ouvrage n’est destiné pas aux seuls apiculteurs. Connaitre la structure d’un colonie est donc essentiel pour comprendre l’impact des stress subis. De même, cette partie permet de bien appréhender les enjeux liés à cet insecte et par extension à l’ensemble des pollinisateurs.
  • Agissons pour protéger l’abeille. Un chapitre que je trouve un peu trop militant et pas assez équilibré, bien que je sois en accord avec l’essentiel.
  • La pollinisation des végétaux. Une partie essentielle pour affiner la compréhension des enjeux.  Question stratégies, l’homme en a peu et elles sont manuelles pour la plupart (notamment en Chine qui n’a quasiment éradiqué ses pollinisateurs).
  • Une dernière partie consacrée aux plantes mellifères essentielles. Vous saurez quoi semer ou planter pour aider Mère Nature.

Les auteurs ont présenté l’abeille dans son milieu et dans son ensemble. Faire plus complet n’est pas nécessaire ni l’objet de ce volume. L’essentiel sur la structure et le fonctionnement d’une ruche est exposé. C’est également le cas sur les différents mécanismes de pollinisation de la flore. L’approche est très pédagogique et le lecteur devrait apprendre bien des éléments, si ce n’est sur les deux parties, au moins sur l’un des deux aspects (personnellement, c’est la partie fleur qui a été une grande source d’enrichissement).

De même les enjeux et la plupart des dangers ( et leur causes) sont établis, les conséquences peuvent d’ailleurs être aisément déduites des observations formulées. Si le lecteur baigne déjà dans un milieu apicole, ces thématiques seront connues au moins en parties. L’alerte est donc bien sonnée.

Certains « remèdes » sont du bon sens, d’autres dépendent de petits gestes que tout un chacun peut faire ( des fleurs à planter pardi!), d’autres du bon vouloir des pouvoirs publics ( là, il y a du travail – les politiques devraient sans doute lire ce bouquin). En revanche, il y a des suggestions un peu trop militantes qui pour moi desservent quelque peu le chapitre consacré aux solutions.

En résumé, un livre très intéressant qui brosse tous les enjeux liés à l’abeille. Et même si Einstein n’aurait finalement pas dit « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre « , si c’était le cas alors adieu fruits, fleurs et légumes, et pas besoin d’être Einstein  pour le comprendre après avoir lu Abeilles et Pollinisation en danger.

Ruche observation
En passant

Page Matériel Apicole

J’ai publié il y a quelques jours une rubrique dédiée à la lecture de livres et articles. Quand, l’apiculteur débute dans ce domaine si excitant, il s’aperçoit non seulement de la grande variété des termes, techniques et philosophies, mais également du matériel pléthorique relatif au ruches, ruchers et abeilles.

Du coup, une petite rubrique sur le matériel apicole semble intéressante. Parfois, il y a un produit dont le fonctionnement peut paraître facile, ou au contraire, nécessite une recherche sur le net…  Cette rubrique n’est pas qu’à destination des novices dans le domaine, elle a aussi pour ambition de faire part de mes expériences bonnes, mauvaises ou mitigées.

J’ai publié des articles consacrés au matériel apicole :

Peinture Ruche

Abreuvoir

A bientôt!

Couleur lavande

Peinture Ruche

La protection du bois d’une ruche a un impératif : sa compatibilité avec les abeilles. Cela exclut du coup nombre de peintures, lasures et autres produits du commerce. Mais, le choix de revêtements reste assez vaste :

  • Peinture écologique Linéa. C’est celle que j’ai utilisé pour peindre mes ruches. Les tons sont dans les pastels. Il y a 10 coloris au choix (anis, olive, citron, lavande,…). Il faut 2 couches, la première diluée dans un peu d’eau (5%) et une heure plus tard, il est possible de passer la deuxième couche. Bien entendu, c’est à base de composants écologiques. Et j’ai particulièrement apprécié la facilité d’application (et de nettoyage), et le rendu final. Je peux envisager un rucher comportant des ruches avec des coloris différents, sans trop m’inquiéter de la dérive de mes abeilles.
  • huiles végétales : l’huile de lin a la préférence en raison de son absence d’odeur et la teinte naturelle du bois. Le bois prend une patine grisée au bout de 3 ans. L’opération nécessite de chauffer l’huile et de laisser tremper chaque face 20 minutes. Penser à les « personnaliser » si le rucher n’est composé que ruches traitées à l’huile de lin et si l’espèce d’abeilles est sujette à la dérive.

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    Ruche huile de lin

  • Thermopeint : peinture avec de l’aluminium qui réfélechit une partie des rayons UV l’été. Superbe rendu. Attention à la dérive des abeilles s’il y a plusieurs ruches et si la race est connue pour sa propension à la dérive.

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    ruches en Provence – thermopeint

  • Lasure et autres peintures. C’est une lasure pour bois applicable au pinceau et/au rouleau. Les coloris sont plutôt vifs. C’est donc également un choix personnel. Il en existe de plus coloré encore! Un rucher harmonieux sans trop de soucis de dérive.

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    Lasure pour ruches

  • Peinture suédoise. C’est une peinture à confectionner soi-même et les pigments sont variés.
  • Il existe aussi la cire d’imprégnation dont la mise en œuvre est un peu plus compliquée. Le but consiste à faire pénétrer de la cire en profondeur. Le bois est totalement imbibé et développe du coup une étanchéité à l’eau – et garde une couleur naturelle.

Ainsi question protection du bois de nos ruches, il s’agit surtout d’une question de goût et de temps de l’apiculteur. Du moment que le revêtement est protecteur de notre insecte, plusieurs options existent. Toutes exigeront un traitement de « rénovation » après quelques années passées à subir les caprices de Dame nature. Il y a aussi une question de coût et encore, cela dépend aussi du nombre de ruches à protéger.

Voici les prix :

  • linéa : 14,90€ le litre ( ou 38€ les 3 litres)
  • thermopeint : 20€ le litre (ou 80€ les 5 litres)
  • écologique aluminium : 25 € le litre
  • lasure naturelle : 24€50 le litre
  • huile de lin : 5,95 € le litre ( ou 16,50 € les 5 litres)
  • Cire d’imprégnation: 23 € les 4,6 kg
  • peinture suédoise : confection à faire soi-même.