Ennemis de l’abeille

La population d’abeilles domestiques recule partout dans le monde et la France métropolitaine est particulièrement touchée. Elle est sans doute la nation la plus frappée par le CCD ou syndrome d’effondrement des colonies.  Quelques sanctuaires persistent dont l’Ile d’Ouessan, mais ce n’est quère suffisant pour regarder vers l’avenir avec optimisme.

Les causes sont multiples et variées, les méthodes agricoles en vogue dans notre pays expliquent en partie le décalage avec les autres nations, mais elles sont loin d’en être la raison principale.

Une page consacrée aux ennemis de l’abeille domestique semble donc s’imposer, au moins en tant que pense-bête ou cure de rappel pour le rucher (en particulier Loet it Bee).

Je proposerai une série d’articles sur chacun des points avec éventuellement des exemples vécus des ravages causés à mon rucher.

Nous avons ainsi 4 catégories distinctes et identifiées :

Les MALADIES

De multiples virus et bactéries s’attaquent aux abeilles. Il y a même des champignons qui leurs sont préjudiciable ou encore le butinage fleurs toxiques (certaines renoncules, des euphorbes,…)  en période de disette.
Depuis quelques temps, un protozoaire : Nosema ceranae cause d’immenses ravages provoquant la mort de ruchers entiers.

Les PARASITES

Les arachnides du groupe des acariens sont de véritables plaies pour les abeilles, et  depuis quelques années, le redoutable Varroa destructor qui « impose » le traitement des ruches.
Il y a aussi des insectes comme le Pou des abeilles. Il s’agit d’une mouche sans aile qui se balade dans la fourrure de la reine ou des ouvrières. Ces insectes volent la nourriture lorsque les ouvrières l’apportent à la reine ou provoque la régurgitation  des ouvrières.

Les PRÉDATEURS

Beaucoup de prédateurs, comme par exemple les frelons européen (Crabo) qui  attaque les abeilles essentiellement quand elles sont isolées. La colonie a sur déployer une technique de défense quand le crabo  prend pour cible une ruche.

Les araignées apprécient également les abeilles même si celles qui font des toiles sont souvent bredouilles car les abeilles se dégagent assez facilement. En revanche, l’araignée-crabe, ou Thomise, qui attend ses proies sur les fleurs dont elle prend la couleur, capture souvent des abeilles et d’autres butineurs.

Mais, la plaie demeure le Frelon asiatique, introduit en France par accident. Il est redoutable et les méthodes de défense sont moins performantes avec lui.

Parmi les oiseaux, les hirondelles chassent parfois près des ruches. Le Bondrée apivore est un rapace diurne qui s’attaque plutôt aux guêpes malgré son nom. Le Guêpier d’Europe peut également s’attaquer aux abeilles ainsi que les pics – Pic épeiche et Pic vert – qui, lorsqu’ils ont très faim en hiver, arrivent à percer les ruches et prélever les abeilles hivernantes. Il ne faut pas oublier les oiseaux telles que les mésanges, tout en relativisant l’impact général. Cela fait des siècles que cette chaîne existe, et nos abeilles ont survécu.

Les PILLEURS DE RUCHES

Le Sphinx Tête de Mort (papillon de nuit), profite de son épaisse fourrure qui le protège des piqûres pour rentrer dans les ruches et se délecter de miel ! Aethina tumida, le Petit Coléoptère des ruches, originaire d’Afrique du Sud, est la nouvelle petite catastrophe en voie d’apparition..

Enfin, il arrive que des abeilles domestiques pillent le miel d’une autre ruche après avoir réussi à entrer malgré la vigilance des gardiennes..!

Il y a aussi quelques mammifères, outre l’homme, l’ours se régale de couvain et non de miel.

Que de réjouissances!

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